La radiographie bassin-hanche est l’examen de référence pour vérifier l’état des os et dépister l’arthrose, une fracture ou une malformation articulaire ; c’est un acte rapide, indolore et souvent réalisé en une quinzaine de minutes qui permet d’évaluer l’interligne articulaire et la structure osseuse pour orienter le traitement.
Sommaire
ToggleQuand votre médecin choisit-il cet examen ?
On prescrit une radiographie du bassin et des hanches lorsque la douleur, une boiterie ou un traumatisme nécessitent une image simple et fiable de l’os. C’est la première exploration demandée pour confirmer une coxarthrose, repérer un trait de fracture, contrôler une prothèse ou dépister une dysplasie. Dans de nombreux cas, elle précède des examens plus sophistiqués comme l’IRM ou le scanner.
Ce que vous pouvez faire avant de venir au cabinet
Pour faciliter l’examen, privilégiez des vêtements amples et sans éléments métalliques. Retirez bijoux, ceinture et tout accessoire susceptible de créer des artefacts sur le cliché. Signalez systématiquement une grossesse, même débutante, afin que l’équipe adapte la procédure et applique les protections nécessaires. Si vous avez des implants ou une prothèse, dites-le dès l’accueil : cela n’empêche pas la radiographie mais guide le réglage technique.

Comment se déroule l’examen dans la pratique ?
Vous serez installé sur la table de radiologie et positionné pour obtenir une vue frontale centrée du bassin ; on pourra ensuite réaliser des incidences complémentaires en tournant légèrement les membres ou en vous demandant de maintenir une position particulière. L’opérateur vous guidera à la voix depuis la cabine protégée et les prises elles‑mêmes ne durent que quelques secondes. Le respect de l’immobilité et, parfois, une courte apnée sont essentiels pour éviter le flou et assurer une lecture précise.
Ce que le radiologue cherche sur vos clichés
Au-delà d’un simple visuel des os, l’interprétation vise à repérer des signes précis qui traduisent l’état de l’articulation. Voici les éléments observés le plus souvent :

- Réduction de l’espace articulaire révélatrice d’un amincissement du cartilage.
- Excroissances osseuses (ostéophytes) liées aux frottements répétés.
- Géodes ou kystes sous-chondraux témoignant d’une détérioration locale.
- Modifications de densité osseuse (condensation ou déminéralisation) révélant une adaptation de l’os.
Ces signes aident à différencier une arthrose d’une fracture, d’un problème d’alignement ou d’une complication autour d’une prothèse.
Quelles incidences supplémentaires peuvent être demandées et pourquoi ?
Si la vue de face ne suffit pas, le radiologue prescrira des clichés spécifiques. Le faux profil de Lequesne explore la partie antérieure de l’articulation et permet de détecter une usure débutante invisible sur une face classique. L’incidence de Dunn met en lumière la jonction tête/col du fémur, utile pour diagnostiquer un conflit fémoro‑acétabulaire chez les patients actifs. Ces angles complémentaires apportent des informations anatomiques précises qui orientent le choix thérapeutique.
Particularités selon l’âge et le contexte clinique
Chez le nourrisson, la radiographie est moins informative avant quatre mois car l’ossification n’est pas complète ; l’échographie est alors privilégiée pour visualiser le cartilage. Pour les seniors, la radio cible en priorité la recherche de fractures du col du fémur et l’évaluation des prothèses. Le suivi radiologique d’une prothèse vise à vérifier le positionnement et à dépister un descellement éventuel.
Après l’examen : interprétation et suivi
Le radiologue rédige un compte‑rendu descriptif et, souvent, commente les images avec vous ou votre médecin. Conservez toujours vos anciens clichés et comptes‑rendus : la comparaison dans le temps est souvent déterminante pour estimer l’évolution d’une lésion ou d’une usure. Si des anomalies sont détectées, votre médecin discutera des options — adaptations de l’activité, traitements médicaux, rééducation, infiltration ou, en dernier recours, intervention chirurgicale.
Articles similaires
- Mutuelle senior : que couvre votre contrat pour le mal de dos ?
- Dent de lait cassée : gestes d’urgence et conservation du fragment
- Comment reconnaître un ganglion cancéreux du sein ? Signes à ne pas négliger
- Mutuelle santé : un pilier de votre protection santé
- Syndrome post-chute : repérer les signes et aider un proche âgé
